Historique

Créé en 1967 par l’Association cycliste vaudoise (ACV) qui deviendra plus tard l’ACCV, le Tour du Pays de Vaud pour juniors (17/18 ans) entendait à l’origine offrir aux jeunes coureurs suisses des associations cantonales l’opportunité de disputer une course par étapes pour progresser et s’affirmer. Au fil des années, la participation étrangère est devenue de plus en plus importante et nombreux sont les futurs champions professionnels qui ont participé au TPV et y ont fait leurs classes. Promu en 2015 dans le circuit de la Coupe des Nations UCI, il est désormais l’une des épreuves les plus marquantes du calendrier international. Seules les 25 meilleures équipes nationales au niveau mondial peuvent faire acte de candidature.

Organisé par un comité ad hoc et bénévole, le TPV fait toujours partie de l’ACCV mais il s’en est affranchi après sa 47ème édition pour devenir un club sportif indépendant à but non lucratif, membre de Swiss Cycling (dès 2017). Organisé sur un week-end à ses débuts, il est passé à quatre jours avec un prologue et quatre étapes dont un contre-la-montre individuel; de douze équipes de cinq coureurs (60 inscrits en 1974) à vingt-et-une, voire vingt-cinq équipes de six coureurs comme ce fut le cas en 2016 avec finalement 145 partants (le record), soit un peloton à peine inférieur à celui du Tour de Romandie, de vingt ans son aîné, et dont le TPV est le petit frère.

Longtemps la course s’est cantonnée au seul territoire vaudois avant d’emprunter occasionnellement les routes fribourgeoises et même de faire halte à Neuchâtel, en 2007, pour un contre-la-montre par équipes, ainsi qu’à Champéry (Valais) en 2015 pour une étape de montagne le matin et un chrono individuel l’après-midi. Pour en arriver là, il a fallu du temps, de l’imagination, de la persuasion et surtout une bonne dose de dévouement et de passion de la part des nombreux bénévoles qui composent à la fois le comité et l’équipe d’organisation.

A ce jour, le TPV a connu neuf présidents : André Curtet (1967-1971), Max Weber (1972), Jean-Paul Savary (1973 puis 1982-1990), Maxime Piot (1974), René Cornu (1975-1979 puis 1981), Jean-Claude Rufi (1992-1994), Alain Aebi (1995-1996), Marcel Glur (1997), enfin Alain Witz, en place depuis 1998 et qui en est à son vingt deuxième mandat, un record !

A deux reprises, en 1980 et 1991, l’épreuve n’a pu avoir lieu. Ces deux « accidents » de parcours ont toutefois pu être surmontés grâce à la ténacité de quelques inconditionnels, conscients de l’importance du TPV pour les jeunes talents et qui ont su convaincre sponsors et partenaires de lui rester fidèles. Beaucoup sont là depuis longtemps, d’autres arrivent ou s’en vont au gré de leurs intérêts et de leurs possibilités mais aussi à cause des aléas de la vie.

Grâce à eux, mais aussi aux autorités et aux organes des polices cantonales et communales qui assurent la sécurité, grâce aux quelque huitante motards de son escorte, y compris ceux de la Gendarmerie vaudoise, grâce aussi aux nombreux bénévoles sans qui rien ne serait possible, le Tour du Pays de Vaud existe et roule vers sa 51ème édition (30 mai – 2 juin 2019), non sans difficultés en raison de complications administratives et d’autorisations à obtenir, d’un trafic routier toujours plus dense, de contraintes de circulation et d’organisation, mais aussi du ralentissement économique qui pèse sur son financement avec un budget en constante augmentation, surtout depuis sa promotion en Coupe des Nations.

Cette escalade des coûts est un souci permanent pour les organisateurs qui ne sont pas insensibles aux efforts fournis par tous les sponsors et partenaires, les communes, sans oublier l’ensemble des médias. Sans eux, l’épreuve n’existerait pas et le comité de direction les remercie pour le soutien qu’ils apportent au TPV, devenu au fil des années une véritable institution sur les plans régional, national et international ; et devenu aussi une épreuve de référence, si l’on tient compte du fait que les courses sur route dans notre pays sont malheureusement en voie de disparition !